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Je déteste ces matins où on se lève avec cette sale émotion qu'on nomme le « vague-à-l'âme ».
Vous savez ces matins où il ne se passe rien de particulier, mais où on se sent différent ?
Envie de se poser, envie de réfléchir ; envie de pleurer, envie de vomir. Ces matins qui vous prennent lâchement par derrière, et qui vous laissent un goût amer dans la bouche et une sensation de vide dans le ventre. Ces matins qui font mal comme un coup de couteau, qui vous obligent à faire le point sur votre vie et sur le monde, qui vous forcent à vous dire « voilà, j'en suis là, et après ? ». Ces matins où on se sent seul, où l'envie de laisser tranquillement vagabonder notre esprit, le regard fixé sur un point imaginaire, perdus dans nos pensées ; est plus forte que tout. Où les yeux levés vers le ciel on articule en silence quelques questions muettes, questions sans réponses bien entendu, comme ça, ça fait plus mal encore de se dire qu'on ne saura jamais...
Ces matins où on se demande où va le monde, qui est à l'origine de quoi, et quel est le sens de la vie.
Ces matins où on n'a rien d'autre à faire, que de réfléchir.
Est-ce que tu vois maintenant de quels matins je parle ?
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